samedi 13 mars 2010

La mort à Jarnac du 1er Prince de Condé, le Château de Condé (Brie champenoise Picardie) se souvient du 13 mars 1569 - 441ème anniversaire de la disparition de Louis de Bourbon


Histoire du blanc : la mort à Jarnac du 1er Prince de Condé devant les trois Henri ;





Le futur Henri III,  le futur Henri IV et  celui qui devient le IIème Prince de Condé à la fin de la bataille.


http://www.altesses.eu/max2.php?image=1c110b8fd6    
« A la mort d'Antoine de Bourbon, son fils Henri, le futur Henri IV, n'a que 9 ans et continue son éducation à la Cour avec les Princes du sang et en particulier avec son cousin germain Henri, fils de Louis de Bourbon, Ier Prince de Condé, qui a quelques mois de plus que lui. La grande confiance que sa mère Jeanne de Navarre a pour les époux Condé favorise ce rapprochement.

C'est Condé qui les initie au maniement des armes. Le 13 mars 1569, pour la première fois, ils sont tout fiers de l'accompagner à Jarnac. Ils voient le Prince en pleine action "gentilhomme au coeur de lion que nul de ce siècle n'a dépassé en hardiesse" (La Noue). A ces deux adolescents rien n'échappe : ils sont éblouis par le BLANC, adopté par Condé et qu'il fait porter à ses reitres pour montrer sa pureté d'intention, le contraste est saisissant ; les catholiques sont vêtus de tenues somptueuses ornées de riches broderies d'or et d'argent.

Ils voient: l'un son père, l'autre son oncle, s'élancer dans cette terrible bataille faisant flotter bien haut sa bannière: "Doux péril pour Christ et la patrie" (Agrippa d'Aubigné). Malgré son peu d'hommes d'armes comparé au camp adverse deux fois plus nombreux, Condé est prêt de la victoire, mais blessé à la jambe, il est à terre. Alors qu'il souhaite se rendre, Louis est assassiné lâchement en recevant dans la nuque, contrairement à toute les lois de la chevalerie, un coup de pistolet commandité par le futur Henri III qui n'a que 18 ans.
Sur ordre du Duc d'Anjou (futur Henri III), le corps du Prince est chargé sur un âne et pendant deux jours exposé aux quolibets, ses deux cousins germains âgés de seize et dix-sept ans (le futur Henri IV et le futur Henri, II ème prince de Condé) en resteront à jamais marqués.

En souvenir de son Oncle, Henri IV adoptera l'écharpe blanche qui deviendra la marque du Roi, d'où le fameux mot : "Ralliez vous à mon panache blanc".. Aujourd'hui encore, le blanc est associé à notre drapeau national et reste très apprécié pour communiquer, faire passer des messages, ne serait-ce qu'en politique, où, aux dernières élections à la présidence, la candidate finale était vêtue de blanc.. »

Madame Alain Pasté de Rochefort
Château de Condé

F-02330 Condé en Brie
Photos et texte sous (c) et DR – (nous contacter pour toutes précisions)
Editions et corrections : AyPR02

Pour aller plus loin :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Jarnac

images :
(1) : Louis 1er Prince de Condé vêtu de blanc par Clouet (collection Musée Condé Chantilly)
(2) : Henri Ier de Bourbon, second prince de Condé (écharpe blanche), d'après Ribou
(3) : Henri IV et "son panache blanc"

2 commentaires:

  1. Vous glorifiez Condé, ce que je peux comprendre vu que vous êtes en charge de son château. Mais vous oubliez bien vite les complots et tentatives d'enlèvement du Roi, Charles IX, les actes contre l'autorité royale sous prétexte de débarrasser la Cour des Guise (autre famille non recommandable, d'ailleurs), tout ceci au non de la religion protestante qui était un argument bien commode. La conjuration d'Amboise, la surprise de Meaux, ça vous dit quelque chose ? Par ailleurs, rien ne prouve que le Duc d'Anou, futur Henri III, a bien commandité son meurtre à Jarnac et concernant le traitement "humiliant" de son cadavre, on peut comprendre, après les humiliations endurées par la famille royale (le retour de Meaux en particulier), vengeance devait être faite.

    RépondreSupprimer
  2. @Joaquin : "C'est vrai que j'ai un petit faible pour notre Prince de Condé, dû certainement à mes lectures (histoire des Bourbon de Desormeaux, les Condé du Duc d'Aumale, Agrippa d'Aubigné, de Thou, ses propres mémoires etc...)
    - Protestant par conviction son tuteur le Cardinal Louis de Bourbon, bon prètre, vivant beaucoup à la cour, montrait à ses neveux les abus catholiques de l'époque, et les espoirs mis dans le Concile de Trente.
    Le Prince souhaitait que les Psaumes soient chantés en Français et le Notre Père qu'il récite est le Notre Père adopté depuis Vatican II. Catherine de Médicis n'aimait pas être dans la main des Guise et elle se servait du Prince de Condé en lui faisant beaucoup de promesses...Jamais honorées.
    - Condé est assassiné sur l'ordre du Duc d'Anjou qui le détestait (c'est bien prouvé).
    - Personne ne se grandit en outrageant une dépouille ... Je pense à son fils ainé qui en a été marqué toute sa vie."
    Madame Alain Pasté de Rochefort

    RépondreSupprimer